où sont les candidats
31 juillet 2018 / / recrutement, candidats, Article

Mais où sont les candidats ?

Il fait chaud, c’est l’été, l’ambiance est délétère : on a la tête ailleurs, on pense vacances et Coupe du monde. Vous recrutez et personne ne répond ? Peut-être faut-il changer de stratégie, opter pour des moyens moins conventionnels. Vous vous demandez où sont les candidats ? Peut-être sont-ils bloqués sur la ligne A du RER ou simplement à la recherche de recruteurs innovants et audacieux. C’est donc le bon moment pour tester de nouveaux outils, de nouvelles idées, se mettre au diapason de la saison et favoriser la légèreté. Non pas se mettre à nu, mais se découvrir et promouvoir la transparence et la simplicité. Non, il ne fait pas trop chaud pour recruter.

#1. Sur le départ

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L’été, c’est d’abord, bien sûr, la période des grandes vacances, les juilletistes, les aoûtiens, Bison futé et les samedis classés rouges dans le sens des départs... Dans ces circonstances, on peut penser que les candidats ne sont pas en recherche active et qu’ils attendent septembre pour mettre à jour leur CV et consulter les sites d’annonces. Ce n’est pas faux, mais c’est aussi La période pour dénicher l’oiseau rare, le talent qui ne subordonne pas la recherche d’un poste à la perspective du loisir, et qui sent bien qu’en cette période les recruteurs auront plus de temps à lui consacrer et moins de candidatures à parcourir.

Lire aussi : Est-ce que tu recrutes pendant les vacances ?

Car pour ceux qui sont déjà revenus, ou pas encore partis, l’été demeure une période de vacance relative où l’activité ralentit, où le temps qui s’étire permet de prendre un peu de distance sur l’ordinaire. Et pour le cas où vous partiriez en vacances quelques jours après avoir reçu la candidature rêvée, celle que vous ne voulez pas laisser passer, ce peut être l’occasion de raccourcir le processus ou de l’envisager autrement : se montrer plus réactif dans les feedbacks et prolonger l’entretien d’un échange informel au cours duquel vous esquisseriez une sorte d’expérience candidat unique en présentant ce dernier à ses futurs collaborateurs potentiels ou par une visite de vos locaux où il fait si bon travailler...

#2. Sur le quai

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L’ennui, avec les entretiens physiques, c’est qu’il faut bien s’y rendre. Et l’été, les transports fonctionnent parfois au ralenti, quand ils ne sont pas en grève (si, ça arrive !). Pensons donc à faciliter la vie des candidats sur ce point également. Il y a certes toujours la possibilité de l’entretien vidéo, qui règle la question et abolit la distance géographique, qu’on soit dans un autre pays ou à quelques stations de métro. Mais dans une configuration plus classique, et toujours dans l’idée de soigner l’expérience candidat, se montrer prévenant ne coûte rien et permet de créer d’emblée un climat favorable de bienveillance.

Il ne s’agit pas d’excuser par avance le retard d’un candidat, mais d’anticiper les difficultés potentielles qu’il pourrait rencontrer en fonction de son lieu d’habitation ou de travail. Très simplement, on peut essayer de s’adapter à son agenda, et lui proposer de choisir le jour et l’heure qui lui semblent les plus adaptés. On peut encore envisager un entretien off-site, dans un lieu qui annule cette forme de distance que peut créer un bureau ou une salle de réunion.

#3. Dans les magasins

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Le début de l’été, c’est aussi la période des soldes, époque bénie où l’on peut prendre des bains de foule chez Zara pour deux fois moins cher. Mais ne lésinons pas : en entretien, cette veste cintrée parlera pour vous (à moins d’avoir une silhouette en H, auquel cas, non, non, non, ça épaissit !). Car la tenue est un point crucial pour les candidats qui la méditent presque aussi longuement que la liste de leurs soft skills. Du coup, pour leur faciliter la tâche, ne pourrait-on pas imaginer une sorte de casual summer interview, sur le modèle du casual Friday ? Les candidats seraient invités à venir dans une tenue estivale, adaptée à l’entretien bien sûr, mais plus décontractée et confortable qu’à l’accoutumée. Cette possibilité du « Venez comme vous êtes » est moins frivole qu’il n’y paraît : car si le style est bien souvent le prolongement d’un caractère, simplifier la tenue, c’est inviter la personne à se présenter telle qu’elle est, dans le plus simple appareil de ses qualités. 

#4. Au frais

 

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L’été, le mercure monte ; depuis la fameuse canicule de 2003 où, la chaleur nous faisant délirer, nous en arrivions à fredonner « Sur un air latino », presque chaque été connaît son épisode caniculaire (et ses chansons calamiteuses). Or, on le sait d’expérience, un jour de grosse chaleur, le stress peut être une source non maîtrisée de transpiration que ni Narta ni Mennen ne sont parvenus à endiguer totalement. Difficile, après un rapide coup d’œil dans le miroir des toilettes avant l’entretien, de faire abstraction des auréoles subséquentes et de rester 100 % focus face au recruteur... D’où ces bras serrés le long du corps et cette gestuelle de Playmobil, ce qui n’est pas des plus pratiques pour paraître à l’aise. Recruteurs, plutôt que de monter la clim (pensez RSE !), détendez l’atmosphère et soyez prévenants : un verre d’eau fraîche, un éventail, une pièce aérée voire un coin ombragé en extérieur... En vérité, une situation de malaise peut à elle-seule donner au candidat l’impression d’avoir gagné dix degrés en quelques secondes. À vous, donc, d’en tenir compte, et de gérer le thermomètre. Enfin, en cas de vraie bonne grosse canicule, on se souviendra que l’entretien vidéo différé permet à chacun de choisir son moment pour passer ou visionner l’entretien, à l’heure la plus fraîche du jour ou de la nuit.

#4-2 ! Devant le match

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Le football a pris une place considérable dans nos vies ces dernières semaines. Avant que la fièvre ne retombe, songeons à l’exemple qu’on peut en tirer pour l’entreprise et le recrutement : car le sélectionneur est un recruteur, et le recruteur un sélectionneur. Il s’agit de construire la meilleure équipe possible et de courir vers la victoire (qui est en nous, cocoricooooo !). Sans se lancer dans des détails techniques, on peut adapter plaisamment quelques questions à l’évènement. Par exemple : « dans une équipe, vous êtes plutôt attaquant, défenseur, numéro 10 ? Selon vous, quelles soft skills des joueurs de l’équipe de France ont fait la différence ? L’entraîneur/ le capitaine est-il un manager comme les autres ? etc. » Bien amenées, ces questions, pas si futiles, présentent le double avantage de mettre à l’aise le candidat (qui a le droit de ne pas s’y intéresser !) et de tester sa culture/curiosité sur des questions transverses (transversales, en l’occurrence, puisqu’il s’agit de foot) qui peuvent plus simplement être ramenées à l’importance de l’esprit d’équipe et du travail en groupe. Certes, la Coupe du monde de football, ça n’est qu’une fois tous les quatre ans, mais tout ce qui a été dit demeure valable pour les autres grands rendez-vous habituels de l’été (Jeux Olympiques, Coupe d’Europe, Tour de France, L’Amour est dans le pré...).

Allez, on vous laisse un avec un peu de lecture si vous voulez découvrir l'entretien vidéo différé :

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Crédit photos : iStock

Posté par Julie Atlan
le 31 juillet 2018

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