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A most wanted profile : les soft skills en Europe

Dis-moi quelles sont tes soft skills et je te dirai où candidater... Grâce à une étude menée par Joblift, la chose est maintenant possible sans boule de cristal. Le moteur de recherche d’emploi a en effet étudié et classé les soft skills les plus mentionnées dans plus de 30 millions d’offres d’emploi publiées ces 12 derniers mois en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Le résultat esquisse une cartographie des sensibilités et préférences culturelles en matière de recrutement.

Force est de constater que les soft skills, ces compétences humaines qui intéressent de plus en plus les recruteurs, ne constituent pas encore un nouvel espéranto pour les entreprises européennes. Si certaines qualités flirtent avec l’unanimité, les différences sont notables, si bien qu’il paraît difficile d’établir une combinaison gagnante à même de satisfaire n’importe quel employeur dans les pays concernés.

Joblift a choisi de distinguer trois types de « compétences douces » : individuelles (autonomie, flexibilité, rigueur...), interpersonnelles (esprit d’équipe, communication...) et celles qui relèvent du « comportement envers l’entreprise » (engagement, motivation...). Cette typologie n’est sans doute pas parfaite, mais elle est une tentative honnête de classement des soft skills ; les différences qu’elle signale sont signifiantes et invitent au commentaire.

Bleu-blanc-rouge is the new black

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D’après l’étude menée par Joblift, c’est en France que les offres d’emploi accordent la plus large part aux soft skills individuelles et interpersonnelles. Ce n’est pas une raison pour se rengorger, certes, mais l’ego national aime à souligner toute forme d’exception culturelle. C’est surtout l’occasion d’interroger cette préférence.

Des 4 pays à l’étude, la France est ainsi le seul pays à ne pas compter dans les 5 soft skills les plus mentionnées une compétence relevant du comportement envers l’entreprise, alors même que ce type de compétence apparaît en première place au Royaume-Uni (« engagement », 18% de mentions) et en deuxième place en Allemagne (« fiabilité », 26%).

On aurait tort d’y conclure à l’indifférence des entreprises françaises quant à l’engagement de leurs employés ; simplement, celles-ci se focalisent sur les qualités personnelles et relationnelles dans leurs annonces, songeant peut-être que l’adhésion, comme la confiance, se gagne, et qu’il vaut mieux miser d’abord sur des personnalités solides (« autonomie », « rigueur » et « dynamisme » représentent 22, 19 et 12% des mentions), qui savent jouer collectif (le « bon relationnel » et l’« esprit d’équipe » arrivent en 3ème et 5ème place) – au risque de voir quelques-uns de ces talents succomber aux sirènes de la nouveauté...

Les skills d’à côté

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 Si l’on se penche sur les résultats dans les pays anglo-saxons et germaniques, on observe que la « flexibilité » y est une qualité attendue, surtout aux Pays-Bas (37% de mentions), où elle devance de peu la « bonne communication » (36%), compétence également appréciée au Royaume-Uni et en Allemagne où elle représente respectivement 17% et 16% des suffrages, contre à peine 1% en France, où être bon communicant n’est apparemment pas un atout pour être employable... L’étude Joblift précise : « Pour les Anglo-Saxons, il s’agit de transmettre des informations claires et fluidifier les rapports entre les collaborateurs ou les clients, alors que la France mise sur la capacité à convaincre et créer du lien. »

La « proactivité », qu’on eût peut-être mise au rang des compétences personnelles (plutôt que du côté de « l’engagement envers l’employeur »), n’apparaît dans le top 5 qu’aux Pays-Bas, mais contribue à dessiner un pays où les préférences sont les plus affirmées. Près d’une annonce sur trois y mentionne également « l’esprit d’équipe » (31%), compétence relationnelle qui domine en Allemagne (1ère place, 30% de mentions), et que seul le Royaume-Uni ne semble pas courtiser (la compétence n’apparaît pas dans le top 5).

En bref, motivation ou engagement, bonne communication, flexibilité et esprit d’équipe (à l’exception notable du RU) apparaissent comme les maîtres-mots de l’emploi dans les pays étrangers à l’étude.

Les préférences du voisin : quels enseignements pour nous ?

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D’un point de vue pratique, l’étude permet au candidat, français ou étranger, de réfléchir aux exigences actuelles en matière de savoir-être et d’adapter son discours et son comportement pour mieux y satisfaire. Du côté des compétences techniques (hard skills), les exigences sont forcément bien plus homogènes ; la subjectivité n’y a point part.

Par ailleurs, pour des entreprises internationales, comme EASYRECRUE, présentes dans les pays concernés par l’étude, ce classement comparé des qualités attendues chez les candidats donne une bonne idée des préférences nationales ; non pas tant pour embaucher localement, mais parce que les clients de ces entreprises sont en droit d’attendre de telles compétences chez leurs interlocuteurs.

Enfin, l’étude permet de mettre en perspective ses propres exigences, de les réviser à l’aune des préférences du voisin. L’importance que ce dernier accorde à « l’engagement » envers la marque, par exemple, doit nous interpeller. Est-ce qu’une adhésion de principe, sensible dans le parcours ou le discours de talents qu’on cherche à recruter, n’est pas un bon moyen de garder ces derniers ? Dans un pays réputé volage, est-il vain de miser d’emblée sur la fidélité ? Au-delà de la boutade, la question mérite d’être posée.

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Posté parPriscilla Cavrois
le June 23, 2017

Catégories
soft skills, Recrutement

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